À propos de

Née à Rambouillet, près de Paris, et d’origine serbe, Daniela Markovic vit et travaille à Lausanne depuis 2010. Diplômée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle développe une pratique pluridisciplinaire qui explore la matérialité de l’émotion et la fragilité de l’être. À travers la peinture, la sculpture et l’installation, son travail interroge le rapport entre le corps, la mémoire et la matière. Présentée dans plusieurs expositions en France et en Suisse, son œuvre se déploie dans un univers sensible où le geste devient langage et la trace, empreinte du vivant.

En 2019, ma première exposition à Lausanne, « Roi de nos Lacs », révèle le magnétisme du lac Léman.

En 2020, a émergé la série « À fleur de peau », explorant l’intimité et la fragilité des femmes prostituées, exposée avec succès à Marseille, Lausanne, et Rambouillet. Cette série reflète ma volonté d’explorer des sujets complexes avec sensibilité. Depuis 2022, mon répertoire artistique s’est élargi avec une nouvelle série explorant le thème complexe de la ‘Fragilité’ de l’être, plongeant profondément dans les arcanes de l’expérience humaine, dans difficultés inhérentes à l’existence, mettant en lumière les multiples facettes des luttes psychologiques qui émaillent la vie quotidienne. Chaque œuvre évoque les fissures subtiles de l’âme humaine, des peurs les plus profondes aux introspections les plus délicates.

Dans ma démarche artistique, j’utilise beaucoup le papier froissé pour exprimer les fragilités de l’être humain, symbolisant nos âmes écorchées et les cicatrices invisibles de nos vies. En laissant les séquelles apparentes sans toujours peindre la peau, je mets à nu les états d’âme et les confrontations intimes avec soi-même, soulignant que nos cicatrices émotionnelles sont présentes et influentes dans notre existence. Mon art invite à réfléchir sur notre vulnérabilité et l’impact de nos expériences sur notre être intérieur.

Dans ma série d’automates, « Sous la peau : murmures mécaniques », commencée en 2023, je mets en mouvement les fragments d’une rupture amoureuse. Par des gestes mécaniques et répétitifs. Ces œuvres traduisent l’hésitation, les tentatives de réparation et la lente survie d’un lien brisé. Chaque mouvement devient le reflet d’un cœur qui bat encore, malgré ses fissures. Entre mécanique et émotion, j’interroge ce que le corps répète quand les mots échouent.